RDC : face au choléra à la prison de Mbanza-Ngungu, le gouvernement ordonne l’installation d’un centre de traitement et l’évacuation des cas graves

urgentes pour protéger les détenus à Mbanza-Ngungu

Ntemo
By

Face à la propagation du choléra à la prison centrale de Mbanza-Ngungu, dans la province du Kongo Central, le gouvernement congolais a annoncé une série de mesures sanitaires d’urgence pour contenir l’épidémie et protéger les détenus. Parmi les décisions majeures figurent l’installation d’un centre de traitement du choléra à l’intérieur de l’établissement pénitentiaire et l’évacuation des cas les plus graves vers des structures hospitalières spécialisées.

Ces mesures ont été annoncées dans un communiqué du Ministère de la Justice de la République démocratique du Congo, qui indique que la situation sanitaire dans cette maison carcérale a nécessité une intervention rapide des autorités. La prison de Mbanza-Ngungu, qui accueille environ 800 détenus, fait face à une flambée de cas de choléra ayant déjà provoqué plusieurs décès parmi les prisonniers.

Selon les données communiquées par les autorités, des dizaines de cas de contamination ont été enregistrés ces derniers jours au sein de l’établissement. Cette situation a suscité de vives inquiétudes quant aux conditions sanitaires dans la prison, où la promiscuité et la densité de la population carcérale peuvent favoriser la propagation rapide de maladies infectieuses.

Image d’illustration. Droits tiers

Pour faire face à cette urgence, les ministères de la Justice et de la Santé ont engagé une coordination étroite afin d’assurer une réponse sanitaire adaptée. Le Ministère de la Santé, Hygiène et Prévention de la République démocratique du Congo a ainsi dépêché des équipes médicales pour assurer la prise en charge des détenus malades et renforcer la surveillance épidémiologique à l’intérieur de la prison.

L’installation d’un centre de traitement du choléra vise notamment à permettre une prise en charge rapide des patients sans devoir systématiquement les transférer hors de l’établissement. Ce dispositif doit également contribuer à isoler les cas suspects et à limiter les risques de propagation de la maladie parmi les autres détenus.

Parallèlement, les autorités ont ordonné l’évacuation des cas les plus graves vers des hôpitaux disposant d’équipements adaptés. Cette mesure doit permettre d’offrir aux patients présentant des complications un traitement médical plus spécialisé, dans des conditions jugées plus appropriées.

Au-delà de la prise en charge médicale, des opérations d’assainissement ont également été engagées dans l’enceinte de la prison. Elles comprennent notamment la désinfection des installations, l’amélioration de l’accès à l’eau potable et des actions de sensibilisation sur les règles d’hygiène, destinées tant aux détenus qu’au personnel pénitentiaire.

Cette réponse gouvernementale intervient alors que la situation sanitaire dans certaines prisons du pays continue de soulever des préoccupations liées à la surpopulation carcérale et aux conditions d’hygiène. Les autorités assurent toutefois suivre de près l’évolution de l’épidémie à Mbanza-Ngungu et promettent de renforcer les mesures nécessaires afin d’éviter une aggravation de la crise sanitaire.

Josué Muleli

Share This Article