La situation déjà alarmante de la pénurie d’eau à Kinzau-Mvuete, dans le territoire de Seke-Banza, province du Kongo Central, s’aggrave de jour en jour, laissant les habitants désespérés et en colère. Malgré les promesses répétées des autorités locales et provinciales, aucune solution concrète n’a été mise en place pour soulager les souffrances de la population.
Un calvaire quotidien

Les quartiers les plus touchés, notamment Lukangala, Office, Mungongo, Dimakuala (Ruinga) et Kisengo, abritent des milliers d’habitants qui vivent dans des conditions insoutenables. Dimakuala, par exemple, ne dispose d’aucune borne fontaine ni pompe. Seule une source naturelle alimente environ 7.000 habitants répartis sur cinq avenues, une situation jugée intenable par les résidents.
Pour Nzondi, le constat est encore plus accablant. « C’est comme une ville du Sahara occidental. Au désert, c’est mieux. La vie est impossible ici. Au secours ! », s’indigne un habitant, déplorant l’abandon total de ce quartier.
Un appel à l’action pacifique

Face à l’inaction des autorités et à la dégradation constante de la situation, certains habitants appellent à un soulèvement pacifique. « Je crois que c’est le moment que la population fasse un bruit pacifique pour attirer l’attention des autorités compétentes et obtenir une solution rapide et durable », suggère un autre citoyen.
Des promesses jamais tenues
Les habitants accusent ouvertement les autorités de ne pas respecter leurs engagements. « Les promesses non tenues de nos différentes autorités nous ont laissé dans cette crise qui devient chaque jour plus grave », souligne un autre résident.
Les élus locaux, notamment les honorables Mavungu Tsiku, Édouard Nsamba et Guylitte Mbeza, sont directement interpellés par la population. « C’est le travail que vous devez commencer à évoquer sérieusement », rappelle le citoyen Joël Thamba Mavinga au travers sa page « Kinzau-Mvuete News ».
Une administration fantôme ?

Certains résidents vont plus loin en pointant du doigt une absence totale de gouvernance à Kinzau-Mvuete. « Kinzau-Mvuete n’est pas administré, je l’ai toujours dit », déclare un habitant, visiblement exaspéré par le manque de leadership local.
Un cri d’alarme à ne pas ignorer
Alors que les conditions continuent de se détériorer, les habitants espèrent que ce cri de détresse sera entendu. Ils demandent une intervention rapide et des solutions durables pour garantir l’accès à l’eau potable, un droit fondamental.
Le temps presse, et la situation à Kinzau-Mvuete pourrait devenir ingérable si rien n’est fait. Les autorités locales et provinciales sont désormais au pied du mur.
Josué Muleli
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