Kongo Central : à Luozi, une nouvelle marche d’élèves contre la hausse des frais scolaires empêchée par la police

Kongo Central : à Luozi, la contestation des frais scolaires persiste après une nouvelle mobilisation d’élèves empêchée par la police.

Ntemo
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La contestation des frais scolaires persiste à Luozi, malgré les clarifications engagées par les autorités provinciales avec les acteurs de l’éducation. Ce lundi 12 octobre 2026, des élèves de cette cité du territoire de Luozi, au Kongo Central, ont tenté d’organiser une deuxième marche pour réclamer une baisse des montants fixés pour l’année scolaire 2026-2027. La Police nationale congolaise (PNC) est intervenue pour empêcher le déroulement de cette mobilisation, selon des informations relayées par des acteurs locaux.

Au cœur des revendications figurent les frais fixés à 69.200 francs congolais pour la maternelle et le terminal de l’éducation de base, et à 82.200 francs congolais pour les humanités techniques. Ces montants sont contestés par des élèves et suscitent des préoccupations parmi les parents et les enseignants, qui souhaitent une révision à la baisse.

Cette nouvelle tentative de mobilisation intervient cinq jours après une réunion convoquée par le gouverneur du Kongo Central, Grâce Nkuanga Masuangi Bilolo. Le 7 octobre, des représentants des enseignants et des parents avaient échangé avec les autorités provinciales sur l’arrêté fixant les frais scolaires pour l’année 2026-2027. Les discussions visaient notamment à dissiper les incompréhensions apparues lors de la vulgarisation du texte, particulièrement à Luozi.

À l’issue de cette rencontre, les participants avaient exprimé leur soutien à l’arrêté et s’étaient engagés à restituer les conclusions des échanges auprès de leurs bases respectives. La mobilisation du 12 octobre soulève néanmoins des questions sur la réception de ces clarifications par les élèves et sur la persistance de leurs revendications. Elle ne suffit toutefois pas à établir un rejet général de l’arrêté par l’ensemble des acteurs de l’éducation.

Selon des informations communiquées localement, l’intervention policière aurait eu lieu sur instruction du gouverneur et de l’administrateur du territoire de Luozi. Ces circonstances restent à confirmer auprès des autorités concernées.

Au-delà de cet épisode, la controverse remet au premier plan le poids des dépenses scolaires dans le budget des ménages. Elle relance également le débat sur l’accessibilité de l’éducation et sur l’articulation entre la politique provinciale de fixation des frais scolaires et la gratuité de l’enseignement de base défendue par le président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo. Une distinction demeure nécessaire entre les frais couverts par cette politique et les autres contributions éventuellement demandées aux familles.

Dans un message consacré à cette nouvelle mobilisation, un acteur local a appelé les parents et les élèves à garder espoir. Il a affirmé que les revendications exprimées lors de la première marche avaient été portées à l’attention du gouvernement national, tout en exhortant les autorités compétentes à prendre des mesures concrètes pour alléger les charges des familles et permettre aux élèves de poursuivre leurs études dans de meilleures conditions.

À Luozi, les clarifications institutionnelles n’ont donc pas fait disparaître les revendications exprimées dans la rue. La question est désormais de savoir quelle réponse les autorités apporteront aux préoccupations des élèves et de leurs familles. Entre maintien de l’ordre, pouvoir d’achat des ménages et accès à l’éducation, la recherche d’une solution concertée apparaît déterminante pour sortir de cette controverse sans compromettre la continuité des enseignements.

LA RÉDACTION

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