Incroyable, mais vrai ! Issus de tous milieux sociaux, de plus en plus de mineures, surtout des filles, se prostituent dans plusieurs coins du Kongo Central. La pornographie juvénile (en cachette) échappe à tout contrôle parental en province : ce sont des ados, des jeunes filles dont la tranche d‘âge varie entre 16 et 25 ans.
Combien ? Et pour quelles raisons ? Si hier, ces questions étaient orphelines de réponses, aujourd\’hui, l\’on en a une idée.

Dans la cité de Kwilu-Ngongo en territoire de Mbanza-ngungu, cinq filles, au total, sont tombées dans le filet des éléments de la police le jeudi 24 octobre 2024.
D\’après la journaliste reporter Marina Nzebo, elles ont été dénoncées par des habitants qui ont vu leurs vidéos, à caractère pornographique, diffusées dans les réseaux sociaux. La plupart d\’entre elles sont des mineures.
Interpellées et arbitrairement arrêtées, ces jeunes filles ont été relaxées après paiement de caution à la police, comme l\’a indiqué la même source.
À l\’en croire, ces jeunes filles tournaient leurs vidéos en contrepartie d’un iPhone et de 400$. Le commanditaire de ces vidéos habiterait en Europe. Mais ces filles sont étonnées de voir leurs vidéos sur la toile. Par peur des représailles et de la Honte, certaines filles dudit réseau ont pris la poudre d\’escampette.

La pornographie juvénile est contre la culture Kongo. Elle est, en effet, l\’une des conséquences de la crise sociale qui sévit, non seulement dans la province du Kongo Central, mais également sur toute l\’étendue de la RDC. La solution durable ne viendra pas des opérations policières, mais plutôt de l’amélioration des conditions sociales des parents et des jeunes, y compris de la sensibilisation, comme estiment des analystes avertis.
Soulignons par ailleurs que selon les lois congolaises, filmer et publier sa nudité sur les réseaux sociaux, constitue une infraction. C’est l’attentat à la pudeur, puis de l\’outrage à la pudeur. D\’après l’article 330 du Code pénal, cette infraction est punissable de trois mois à deux ans de prison.
Josué Muleli
