La violence ciblant les transporteurs en moto dans le Kongo Central prend de l’ampleur. Le mercredi 28 janvier 2026, Emmanuel Masinda, conducteur de moto expérimenté, a été victime d’une agression brutale suivie du vol de son véhicule, dans le village de Kiphungu, secteur de Boma-Bungu.
Selon les informations relayées par le journaliste Blaise Phoba, Emmanuel Masinda effectuait une course entre Kitsamuna et Kiphungu lorsqu’un client, au lieu de s’acquitter du paiement, l’a assommé avec un objet contondant. La victime n’a repris conscience qu’à l’hôpital, ignorant tout de ce qui s’était passé après l’agression. La moto, seul moyen de subsistance de M. Masinda, a disparu avec l’agresseur. Il convient de souligner que ce n’est malheureusement pas un incident isolé. Les chauffeurs de moto, qui constituent une part essentielle du transport dans la province notamment à Boma et Muanda, font régulièrement l’objet d’attaques similaires. Ces faits répétés révèlent une tendance inquiétante et soulignent le manque de sécurité sur certaines routes du Kongo Central.

La communauté locale et les transporteurs tirent la sonnette d’alarme, appelant les autorités à renforcer la surveillance et à mettre en place des mesures de protection concrètes. Les agressions et vols à main armée ou par ruse, comme celui-ci, fragilisent non seulement les professionnels du transport mais créent également un climat d’insécurité durable pour la population.
Les forces de l’ordre locales sont ainsi invitées à intensifier leurs patrouilles et enquêtes afin de mettre fin à ces actes criminels qui répètent un schéma désormais connu : un client profite de sa position pour attaquer, dévaliser et disparaître, laissant la victime sans ressources et traumatisée. En attendant, les chauffeurs de moto sont contraints de redoubler de prudence et d’adopter des stratégies pour se protéger. Mais le message est clair : sans un engagement ferme des autorités et une stratégie de prévention, les énièmes cas comme celui de Boma-Bungu continueront à se multiplier, affectant la sécurité et la vie économique locale.
La Rédaction