Depuis quelques jours, le village de Zulu Mbundu situé dans le secteur de Balari, territoire de Luozi, province du Kongo Central est devenu occasionnellement un centre d’accueil des familles fuyant les affrontements à Mindouli, dans la région du Pool au Congo Brazzaville. Ces affrontements qui ont eu lieu dimanche 11 janvier 2026, ont opposé les éléments de la Garde républicaine (DGSP) aux Nija, fidèles au pasteur NTOUMI.

Depuis, d’importants mouvements de populations sont enregistrés à la frontière entre la RDC et le Congo-Brazzaville, particulièrement dans le secteur de Balari. C’est au poste frontalier de Zulu Mbundu, dans le Balari que plusieurs familles sinistrées composées de femmes, enfants et personnes âgées venues du pays de Denis Sassou Nguesso ont trouvé refuge, fuyant les représailles, violences et l’insécurité causées par ces conflits armés.

Certes, l’arrivée de ces congolais sans logements, nourritures et médicaments va rendre les très vulnérables. Avant l’intervention du Haut Commissariat pour les réfugiés, HCR, l’Administrateur de territoire ad intérim, Célestin Lusiama lance un SOS. « la population sinistrée venue de la République soeur de Brazzaville a besoin d’un logement, de la nourriture et d’une protection pour vivre en paix avant que la situation sécuritaire dans leurs villages soit calme », informe l’AT ad intérim, Célestin Lusiama.
Et, d’ajouter : « En entendant l’intervention des autorités tant provinciales que nationale, nous luoziens du secteur de Balari, sommes appelés à la solidarité et à la protection de nos invités ».

Au total, 588 réfugiés ont été enregistrés, mercredi 14 janvier 2026, par le service de la direction générale de migration, DCM au poste frontalier de Zulu Mbundu. Tous les es services de sécurité sont mis à contribution afin d’identifier les déplacés et d’assurer leur accompagnement.

Selon le Président du Rassemblement des forces vives de Luozi,Pour le moment, dans le secteur frontalier de Balari, Eugène Nkanza : « Nous observons un afflux de Brazzavillois qui traversent la frontière avec leurs familles. Cette situation devient de plus en plus inquiétante ». Des sources sûres, une délégation du gouvernement provincial du Kongo-Central s’est rendue sur place pour palper du doigts la situation et en faire rapport aux autorités.
Mfumu DIASILUA K.