Matadi, Kongo Central – Dans une décision qui redéfinit le fonctionnement institutionnel de la province, le Gouverneur du Kongo Central, Grâce Nkuanga Masuangi Bilolo, a instauré un plafond de 20 membres pour l’ensemble des cabinets ministériels provinciaux, avec une mise en œuvre effective dès mars 2026. Cette directive fait suite aux conclusions détaillées de l’Inspection Générale des Finances (IGF), dont l’audit récent a mis en exergue des disproportions préoccupantes dans la composition des équipes ministérielles.

Le rapport de l’IGF relève que certains cabinets dépassent largement les normes recommandées, générant une complexité administrative et une inefficience dans la gestion des ressources publiques. La décision de l’exécutif provincial vise donc à resserrer l’organisation des cabinets, à améliorer la coordination interne et à aligner la gestion sur les standards de responsabilité et de transparence exigés pour les institutions provinciales.
Par note officielle, signée par Anne-Marie Tsasa Mbuzi, les ministres sont invités à réviser intégralement la composition de leurs équipes pour se conformer à la nouvelle limite. Concrètement, plusieurs membres actuels devront quitter leurs fonctions, ce qui induira une réorganisation notable de l’appareil exécutif provincial.

Pour les observateurs, cette réforme dépasse le simple cadre administratif : elle instaure une nouvelle norme de gouvernance, où l’efficacité opérationnelle et la valeur stratégique de chaque membre deviennent déterminantes. Elle reflète également une volonté politique claire : instaurer une discipline structurelle qui concilie sobriété institutionnelle et performance des administrations provinciales.
Ajoutons également que cette initiative, scrutée de près par les analystes et acteurs politiques, pourrait constituer un jalon majeur dans la modernisation de l’exécutif provincial, en établissant un équilibre entre contrôle rigoureux, efficience et responsabilité institutionnelle.

NTEMO CD