Le torchon brûle entre Constant Mamvidila, ministre provincial en charge de la sécurité et Israël Nkatu Bakulu, commissaire provincial de la Police. Et si le débats porte sur des questions d\’actualités et de périmètres de compétences, son âpreté est aussi le symptôme d’une fracture plus profonde entre ces deux autorités provinciales, dont chacun croit fermement à la protection de ses valeurs administratives.

Et le bras de fer est d’autant plus tendu qu’il se livre alors qu’aucun d\’entre les deux autorités sécuritaires ne veut endosser directement la charge des incidents occasionnés par la manifestation des élèves le 7 octobre dernier à Matadi, chef-lieu du Kongo Central.
Mercredi 16 octobre 2024, le ministre provincial en charge de la sécurité Constant Mamvidila a été auditionné à l\’assemblée provinciale sur la répression par balles d\’une marche des élèves écoles publiques à Matadi.

Face aux élus du peuple, le ministre Constant Mamvidila a répondu aux préoccupations suivantes : le rôle de la police face à une manifestation des élèves, la nécessité d’utiliser des armes à feu, le donneur d’ordre de tirer à balles réelles, la main noire derrière cette manifestation et les revendications des manifestants.

Lors de ses explications, le patron de la sécurité en province a critiqué les éléments de la Police. Pour avoir usé des coups de sommation au cours de ladite manifestation, le ministre a accusé les agents de la police de « manque de professionnalisme ».
Ces allégations ont déçu le commissaire provincial de la police, le commissaire divisionnaire-adjoint Israël Nkatu Bakulu. Ce dernier n\’a pas tardé pour répondre au ministre au cours d\’un point de presse tenu à Matadi :
Qui se jouerait au sapeur pompier volontaire dans l\’objectif d\’éteindre ce feu qui prend de l\’ampleur dans le Kongo Central ? La question reste posée.
Mais, il s\’avère très important de souligner que c\’est le député provincial Djuif Manianga qui a initié, à l\’assemblée provinciale, la question d\’actualité sur les incidents qui ont émaillé la manifestation des élèves des établissements publics qui réclamaient la reprise de cours.

Josué Muleli
