L’épidémie de choléra a frappé la prison centrale de Mbanza-Ngungu, dans la province du Kongo Central, causant la mort de 11 détenus en l’espace de deux jours et provoquant une tension importante au sein de l’établissement pénitentiaire. Selon les informations recueillies et recoupées, sept prisonniers sont décédés le vendredi 27 mars 2026, tandis que quatre autres ont perdu la vie ce samedi 28 mars 2026, soulignant l’ampleur de cette crise sanitaire dans cette maison carcérale.
La situation a conduit à une révolte des détenus ce samedi matin, qui réclamaient une prise en charge médicale immédiate face à la propagation rapide du choléra et au retard constaté dans les soins. Pour calmer les tensions, les forces de sécurité ont fait usage de tirs de sommation, faisant deux blessés par balle, sans qu’aucune évasion ne soit signalée.
Réaction politique et mesures humanisantes

Le député national Pierre Nsumbu Muntu Kalavo, élu de Mbanza-Ngungu, a salué le professionnalisme des policiers et des FARDC pour avoir maîtrisé la situation. Il a toutefois appelé les autorités à humaniser la prison et à respecter les droits fondamentaux des détenus. Parmi ses propositions : l’isolement et la prise en charge médicale des malades du choléra, la construction de nouvelles infrastructures carcérales, le désengorgement de la prison par le traitement rapide des dossiers, et l’inhumation sans délai des corps conservés à la morgue.
Ces recommandations visent à assurer la sécurité sanitaire et humaine des détenus tout en maintenant l’ordre au sein de l’établissement. Les conditions sanitaires de la prison centrale de Mbanza-Ngungu restent au centre des préoccupations, et une intervention rapide des autorités est cruciale pour éviter de nouveaux décès et tensions.

MM/NTEMO CD
