La peur continue de régner dans la ville portuaire de Matadi, chef-lieu du Kongo Central. Dans la nuit du vendredi 7 au samedi 8 novembre 2025, un cambriolage s’est tragiquement transformé en drame humain dans le quartier Nkala-Nkala, près du site dit Quatre Maisons. Joël Molangi, jeune homme connu pour sa gentillesse et son engagement, a été froidement abattu par des hommes armés non identifiés.

Selon les témoignages, les faits se sont produits peu après une heure du matin. Des bandits armés ont fait irruption dans la parcelle familiale de la victime. Entendant des bruits inhabituels, Joël Molangi, qui se trouvait dans une chambre annexe, est sorti pour comprendre la situation. Il aurait alors reçu une balle à la main, tirée à bout portant. Malgré sa blessure, il a tenté de crier à l’aide pour alerter les voisins. Mais les criminels, décidés à ne laisser aucune trace, l’ont rattrapé dans la rue et abattu avant de s’enfuir dans l’obscurité.
Des habitants, encore sous le choc, racontent avoir entendu les cris de détresse du jeune homme et des menaces proférées par les assaillants : « Lelo, toko boma yo » (“aujourd’hui, nous allons te tuer”, ndlr), auraient-ils lancé avant de tirer la balle fatale.
Ancien étudiant de l’Institut supérieur d’informatique, de programmation et d’analyse (ISIPA), promotion 2012-2013, Joël Molangi laisse derrière lui le souvenir d’un jeune respectueux, courageux et engagé. Son décès a profondément attristé la communauté des anciens de l’ISIPA. « Toujours disponible, fidèle et engagé, Joël laisse à notre association le souvenir d’un homme de cœur et de conviction. Nous recommandons son âme à la miséricorde divine », a déclaré Randy Ndjoli, président de l’AP2A 2012-2013.

Ce drame illustre une fois de plus le climat d’insécurité chronique dans la capitale provinciale du Kongo Central. Cambriolages nocturnes, braquages et attaques ciblées deviennent monnaie courante, notamment dans les quartiers périphériques où la présence policière reste insuffisante. Les habitants appellent les autorités locales et provinciales à renforcer les dispositifs de sécurité et à traduire les auteurs de ces crimes devant la justice.
NTEMO CD