Frais scolaires au Kongo Central : les violons s’accordent entre acteurs de l’éducation après les incompréhensions autour de l’arrêté

Frais scolaires 2026-2027 : les acteurs de l’éducation clarifient l’arrêté au Kongo Central

Ntemo
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Les incompréhensions autour des frais scolaires pour l’année 2026-2027 connaissent un début d’éclaircissement au Kongo Central. Réunis autour de l’arrêté provincial fixant les frais scolaires, les acteurs du secteur de l’éducation ont échangé sur les dispositions du texte et sur les incompréhensions apparues lors de sa vulgarisation, notamment à Luozi.

Convoquée par le gouverneur Grâce Nkuanga Masuangi Bilolo, la rencontre a réuni des représentants des enseignants et des parents autour de la nécessité d’harmoniser les points de vue. À l’issue des échanges, les participants ont exprimé leur soutien à l’arrêté et se sont engagés à restituer les conclusions de la rencontre auprès de leurs bases respectives.

Pour Maurice Polo, représentant des enseignants (CSC), la contribution des parents au fonctionnement du système éducatif s’inscrit dans une dynamique ancienne. Il rappelle qu’en 1992, les parents avaient décidé d’accompagner davantage l’éducation de leurs enfants, notamment dans un contexte marqué par des mouvements de grève. Une démarche qui, selon lui, répondait à une volonté de rechercher la qualité de l’enseignement et de mieux préparer les enfants.

Maurice Polo estime par ailleurs que les incompréhensions enregistrées cette année autour des frais scolaires tiennent notamment à la vulgarisation de l’arrêté. Il évoque les événements survenus à Luozi et relève que le gouverneur, en tant qu’autorité chargée du bon fonctionnement de la province, a réuni les différents acteurs concernés afin de permettre une meilleure compréhension du texte.

De son côté, Joël Munkasi, porte-parole de l’intersyndicale, a recentré les échanges sur la situation des enseignants. Au-delà de la question des frais scolaires, les organisations syndicales ont rappelé leurs revendications relatives à l’amélioration des conditions de vie et de travail des professionnels de l’éducation.

Pour l’intersyndicale, la question de la qualité de l’enseignement ne peut être dissociée des conditions dans lesquelles les enseignants exercent leur métier. La situation des enseignants, notamment ceux des Nouvelles Unités (N.U.), demeure ainsi au cœur des préoccupations exprimées au cours de cette rencontre.

Thierry Mantosi, président provincial de l’association des parents, a, pour sa part, salué l’arrêté signé par le gouverneur de province. Il estime que celui-ci prend notamment en compte la situation des enseignants des Nouvelles Unités et appelle les parents à comprendre et à soutenir la démarche arrêtée au niveau provincial.

Le représentant des parents a également invité le gouvernement central à prendre ses responsabilités, particulièrement en ce qui concerne l’amélioration de la rémunération des professionnels de l’éducation. Une interpellation qui replace la question des frais scolaires dans une problématique plus large liée à la prise en charge du personnel enseignant.

Au terme de la rencontre, les différents acteurs se sont déclarés satisfaits des échanges. Les représentants sont désormais appelés à restituer fidèlement les conclusions auprès de leurs bases respectives, avec l’objectif d’éviter de nouvelles incompréhensions autour de l’arrêté provincial.

Après les réactions enregistrées depuis la fixation des frais scolaires, la concertation engagée entre les acteurs du secteur éducatif ouvre ainsi une séquence d’apaisement. La mise en œuvre de l’arrêté et sa compréhension sur le terrain permettront désormais de mesurer la portée de cette clarification pour l’année scolaire 2026-2027.

Josué Muleli

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