À Kinshasa, le Forum National des Affaires Coutumières s’est ouvert ce lundi 02 Mars 2026 au Centre culturel et artistique de Kinshasa, sous le haut patronage du Président de la République, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo. Placées sous le thème « Renforcement du rôle de l’autorité coutumière, gage de la stabilité, du développement, de la sécurité et de la cohésion communautaire en RDC », les assises visent à consolider la place des structures traditionnelles dans l’architecture institutionnelle du pays.

Dans son allocution d’ouverture, le Chef de l’État a souligné la fonction des chefs coutumiers en tant que gardiens des terres, médiateurs en période de crise et relais de proximité lorsque l’administration publique tarde à intervenir. Il a également mis en garde contre des tentatives d’ingérence attribuées à des forces d’agression rwandaises, dénonçant la substitution de chefs coutumiers légitimes par des personnes extérieures aux traditions locales. « Aucune puissance, aucun groupe armé, aucune administration parallèle ne pourrait effacer nos lignages. Les terres de nos ancêtres ne sont pas des terrains de manœuvres géopolitiques », a-t-il déclaré.

Le Vice-Premier ministre en charge de l’Intérieur a, pour sa part, rappelé que la désignation des chefs coutumiers relève des familles régnantes, réaffirmant le cadre légal et coutumier en vigueur.

Parmi les délégations provinciales présentes figure celle du Kongo Central, conduite par le gouverneur Grâce Nkuanga Masuangi Bilolo, arrivé à Kinshasa dimanche. Elle comprend notamment le ministre provincial en charge des affaires coutumières, le chef de la Division provinciale des affaires coutumières, plusieurs chefs coutumiers ainsi que des membres du cabinet du gouverneur.




Ces travaux, qui réunissent autorités politiques, administratives et traditionnelles de la République démocratique du Congo (RDC), ambitionnent de formuler des orientations stratégiques pour renforcer le rôle de l’autorité coutumière dans la stabilité institutionnelle, le développement local et la cohésion communautaire.

MM