Deux morts par électrocution à Kisantu : la pluie expose une défaillance électrique criante

ericsafarikajibwami@gmail.com

À Kisantu, dans le quartier Kimbondo, la vie de deux jeunes filles a été tragiquement fauchée samedi 21 décembre dernier dans la soirée, révélant une fois de plus les faiblesses des infrastructures électriques locales. Une pluie torrentielle, accompagnée de vents violents et d’éclairs, a suffi à provoquer la chute d’un câble de basse tension, causant leur électrocution.

Les faits se sont déroulés sur l’avenue Masiala, alors que les deux victimes, des voisines âgées d’une vingtaine d’années, tentaient de se mettre à l’abri des intempéries. La première, identifiée comme Bénie, 23 ans, a été électrocutée en entrant en contact avec le câble tombé au sol. La seconde, dans un réflexe de fuite, a malheureusement subi le même sort, sous les regards impuissants des témoins.

Une infrastructure défaillante sous le feu des critiques

\"\"

Cet incident, qui s’inscrit dans une longue liste de tragédies similaires, pointe du doigt les carences des installations électriques dans cette localité. Des habitants dénoncent la vétusté des lignes de la Société Nationale d’Électricité (SNEL), souvent incapables de résister aux caprices de la météo.

« Cela aurait pu être évité si les câbles étaient régulièrement inspectés et sécurisés. Ce n’est pas la première fois qu’un câble tombe pendant une tempête, mais cette fois, il y a eu des morts », s’indigne un habitant.

Un appel pressant à des actions concrètes

Ce drame, qui a plongé Kisantu dans l’émoi, suscite une mobilisation citoyenne. Les habitants appellent les autorités et la SNEL à mener une révision complète des infrastructures électriques pour éviter que de telles tragédies ne se reproduisent. Ils réclament également des actions immédiates pour sécuriser les installations, particulièrement en saison pluvieuse.

Il convient de noter que les corps des victimes ont été transportés à la morgue de l’hôpital Saint-Luc, laissant derrière eux des familles et une communauté endeuillées. La pluie a cessé, mais l’indignation persiste : à Kisantu, ce n’est pas seulement la nature qui est pointée du doigt, mais aussi une négligence humaine qui coûte trop souvent la vie.

Josué Muleli

NTEMO-CD : votre source d\’information engagée

Share This Article
Aucun commentaire

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *