La coordination provinciale de la société civile du Congo au Kongo Central (SOCICO/KC) est montée au créneau pour dénoncer une décision jugée « unilatérale et illégale » prise par l’administration territoriale de Kasangulu, dans une correspondance officielle datée du 7 avril 2026.
Dans ce document intitulé « Dénonciation », les acteurs de la société civile affirment s’appuyer sur les dispositions constitutionnelles ainsi que sur la loi n°004/2001 régissant les associations sans but lucratif pour contester l’installation, par les autorités locales, de membres d’une association concurrente au sein des parkings relevant de l’Association des Chauffeurs du Congo (ACCO).

Selon la SOCICO/KC, cette opération aurait été menée sans concertation préalable avec les parties concernées, notamment l’ACCO, et dans des conditions jugées irrégulières, allant jusqu’à une exécution nocturne vers 22 heures. L’administration territoriale est ainsi accusée d’avoir imposé l’Association des Chargeurs du Congo (ACHACO) dans un espace déjà occupé, en violation des textes légaux et réglementaires en vigueur.
La société civile alerte sur les risques de tensions sociales que pourrait engendrer une telle décision. Elle évoque notamment la possibilité d’un conflit ouvert entre les deux structures, susceptible de dégénérer en crise profonde et de perturber la quiétude de la population locale.

Face à cette situation, la SOCICO/KC appelle à l’annulation pure et simple de la décision incriminée. Elle plaide également pour l’ouverture urgente de discussions entre les parties en conflit, sous l’autorité compétente, afin de rétablir l’ordre et garantir un fonctionnement harmonieux des associations concernées.
« Il est impératif de privilégier le dialogue pour préserver la paix sociale et éviter toute escalade », souligne le document signé par le coordonnateur adjoint, Pasteur Dinzau, et la coordonnatrice Maître Trinité Kiangebeni.


Cette prise de position met en lumière les tensions persistantes autour de la gestion des espaces de transport à Kasangulu, et relance le débat sur le respect des cadres légaux dans l’administration territoriale.
Exode Manonga
