Matadi, 24 novembre 2025 – La tension politique monte à l’Assemblée provinciale du Kongo Central. 17 députés provinciaux ont appelé ce lundi à la démission immédiate du bureau Nsuami, l’accusant de mauvaise gestion et de blocage institutionnel. La déclaration a été lue à Matadi par l’élu de Muanda, Jelson Sisi Vimbi.
Les députés dénoncent notamment le non-respect des textes légaux et l’ignorance de la récente recommandation du Vice-Premier ministre en charge de l’Intérieur, Jacquemain Shabani, qui avait suspendu les motions et pétitions dirigées contre les gouverneurs et les membres des bureaux des assemblées provinciales. Ils reprochent au bureau Nsuami d’adopter des décisions jugées irrégulières sur les plans administratif et financier, ainsi que des manœuvres visant à freiner l’action du gouverneur.
La situation s’est aggravée avec la menace de suspension de six députés impliqués dans les échauffourées du 6 octobre 2025. Les signataires considèrent cette décision comme politiquement motivée, destinée à affaiblir l’opposition et à maintenir le contrôle du bureau sur l’Assemblée.

En réponse, 17 députés ont suspendu temporairement leur participation aux plénières, privant ainsi l’Assemblée de sa pleine capacité de délibération. Ils ont averti qu’ils pourraient recourir à d’autres voies légales pour rétablir le bon fonctionnement de l’institution et restaurer la confiance de la population.
Cette crise s’inscrit dans un contexte de tensions persistantes à l’Assemblée provinciale du Kongo Central, où les désaccords entre le bureau Nsuami et certains députés se multiplient depuis plusieurs mois. Les observateurs estiment que cette situation pourrait avoir des répercussions sur la gouvernance provinciale et sur les relations entre l’Assemblée et l’exécutif, soulignant la nécessité d’un dialogue institutionnel pour éviter une paralysie durable.
Exode Manonga