À Matadi, l’avenue Dumi Masinga croule sous les déchets et les fils électriques défectueux

Ntemo
By

L’avenue Dumi Masinga est devenue le théâtre d’un cumul de négligences qui inquiète ses habitants. Située au quartier Salango dans la commune de Matadi, cette artère, autrefois ordinaire, est aujourd’hui envahie par des déchets domestiques et traversée par des câbles électriques en mauvais état, exposant la population à un double danger : sanitaire et électrique.

Les bords de l’avenue sont jonchés d’immondices : sacs plastiques éventrés, restes alimentaires en décomposition, bouteilles cassées, cartons souillés… L’absence de ramassage régulier a transformé ce coin en véritable dépotoir à ciel ouvert. « Beaucoup de gens viennent ici pour jeter leurs ordures. On a essayé de parler avec le chef de quartier, mais nous n’avons même pas pu rencontrer le chef d’avenue », témoigne un mécanicien du coin, visiblement accablé.

À cette situation préoccupante s’ajoute un problème tout aussi grave : la présence de câbles électriques suspendus de manière précaire. À proximité d’un poste de distribution, des fils tombent régulièrement ou pendent au-dessus des passants, augmentant les risques d’électrocution. « C’est dangereux. Les fils tombent parfois et personne ne vient les réparer. S’il y a un accident, ce sera trop tard », alerte un habitant.

Les conséquences de cette double négligence sont visibles : odeurs nauséabondes, prolifération des insectes et rongeurs, canalisations bouchées par des plastiques envolés, sans oublier les risques d’accidents liés aux câbles électriques non sécurisés.

Les habitants de Salango appellent les autorités urbaines à une réaction urgente. Ils réclament un système de ramassage des déchets plus efficace, des campagnes de sensibilisation à l’hygiène, et une intervention rapide des services techniques pour sécuriser les installations électriques. « Nous vivons ici, nous n’avons pas le choix. Mais nous méritons au moins de vivre dans un environnement propre et sûr », déclare un autre résident. Un cri d’alarme lancé avec l’espoir d’être entendu.

Gracedi Wavangamo, stagiaire

Share This Article