La mairie de Matadi (Kongo Central) enclenche une nouvelle phase de régulation de l’occupation des espaces publics en Ville Basse. Dans un communiqué officiel n°003/2026 signé le 12 février 2026, le maire Dominique Nkodia Mbete annonce une opération de déguerpissement ciblant les vendeurs et vendeuses installés sur un périmètre bien précis de la ville.
Sont concernés, d’une part, les commerçants occupant les abords de l’église catholique Notre Dame Médiatrice et, d’autre part, ceux établis le long du tronçon compris entre l’Agence Equity Bank, à l’entrée Damar, et le devant de l’immeuble Dragage, situé en Ville Basse, dans la commune de Matadi.
Un délai d’un mois avant évacuation

Selon le document municipal, les personnes visées disposent d’un délai d’un (1) mois à compter de la date de signature du communiqué pour libérer les lieux. Passé ce délai, précise l’autorité urbaine, les forces de l’ordre procéderont à leur évacuation.
La mairie indique que cette mesure vise à permettre aux concernés de « prendre les dispositions » nécessaires afin de se conformer à la décision. Le Bourgmestre de la commune de Matadi ainsi que le Commandant du Commissariat urbain de la Police nationale congolaise (PNC) sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de veiller à la stricte application de cette directive.
Régulation de l’espace public

Si le communiqué ne détaille pas explicitement les motivations de cette décision, celle-ci s’inscrit dans une dynamique plus large de contrôle et d’assainissement de l’espace public urbain. Les zones visées figurent parmi les plus fréquentées de Ville Basse, à proximité d’infrastructures religieuses, bancaires et commerciales.
Cette annonce intervient dans un contexte où le commerce informel constitue un levier économique important pour de nombreux ménages de la ville portuaire. La mise en œuvre effective de la mesure et les éventuelles dispositions d’accompagnement détermineront l’impact social de cette opération. En attendant l’expiration du délai fixé, les regards restent tournés vers les autorités locales et les commerçants concernés, appelés à trouver un terrain d’entente dans le respect des dispositions municipales en vigueur.

Josué Muleli