C’est dans la nuit de samedi 17 à dimanche 18 janvier 2026 que l’ancien président de l’Assemblée nationale, Aubin Minaku, a été arrêté et emmené par des hommes lourdement armés à une destination inconnue. Selon le Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie, PPRD : « c’est aux environs d’une heure du matin que des hommes non identifiés ont pris d’assaut le domicile d’Aubin Minaku Ndjalandjoko, vice-président du Parti du Peuple pour la Reconstruction et la Démocratie (PPRD), situé à Ma Campagne, dans la commune de Ngaliema, avant de l’emmener vers une destination inconnue ».

Cet enlèvement s’ajoute à une série de disparitions et de détentions ciblant des cadres du même parti. Le secrétaire national en charge de la mobilisation et de la propagande, Christian Dunia Kilanga, est également porté disparu après avoir été enlevé dans des circonstances similaires. Il est à noter qu’Emmanuel Ramazani Shadary, Secrétaire permanent du PPRD, reste détenu depuis plus de vingt jours, sans communication officielle sur les motifs de son arrestation et sur le lieu de sa détention.

Jusqu’à ce moment où nous mettons sous pression ce billet, aucune autorité sécuritaire ou judiciaire n’a communiqué officiellement sur l’enlèvement d’Aubin Minaku ni sur la situation des autres cadres concernés. Les organisations de droits de l’homme s’inquiètent de la succession d’événements provoquant d’énormes inquiétudes au sein de l’opinion publique et relancent le débat sur les libertés politiques et la sécurité des acteurs de l’opposition et de la société civile.
Mfumu DIASILUA K.