Quatre jours après la pluie torrentielle et les vents violents qui se sont abattus sur la cité de Kimpese, dans le territoire de Songololo (Kongo Central), le mercredi 7 janvier 2026, les populations locales continuent de faire face à une situation critique. Maisons détruites, écoles endommagées et familles contraintes de dormir à la belle étoile dressent un tableau alarmant, tandis qu’aucun bilan officiel n’a encore été communiqué par les autorités territoriales.
Dégâts matériels visibles et inquiétants

Sur le terrain, le constat est sans équivoque. Dans plusieurs quartiers, notamment Madiadia (quartier 4), IME, et Mont Fleury A, B et C, de nombreuses maisons ont vu leurs toitures arrachées ou leurs murs fragilisés. Certaines habitations se sont partiellement effondrées, laissant des familles sans abri et exposées aux intempéries.
Les établissements scolaires ne sont pas épargnés. Des écoles telles que Vuzi-Landu primaire, Saint Thadée, Père Kusika, Richmi, ainsi que certaines infrastructures de l’IME, ont été gravement endommagées, rendant les salles de classe partiellement ouvertes et les cours difficiles, voire impossibles lors de nouvelles pluies.
Des habitants contraints à l’extrême précarité

Face à ces dégâts, plusieurs familles dorment encore à la belle étoile ou chez des proches déjà vulnérables. Les enfants, parfois très jeunes, sont exposés au froid, à l’humidité et à l’insécurité. Sur le terraiEn les matelas et effets personnels sont installés à même le sol, sous des bâches de fortune. Cette situation accroît les risques sanitaires, en particulier les maladies respiratoires et hydriques, dans un contexte où l’accès aux soins reste limité pour une partie de la population.
L’absence de bilan officiel inquiète

Quatre jours après la catastrophe, aucune autorité territoriale n’a publié de bilan officiel sur l’ampleur des dégâts ou le nombre de familles affectées. Cette absence de suivi officiel alimente l’inquiétude des habitants et des acteurs sociaux, qui dénoncent une gestion trop tardive de l’urgence humanitaire.
Appel à une mobilisation rapide

La situation interpelle vivement sur la nécessité d’une intervention rapide et coordonnée. Les habitants, les acteurs sociaux et humanitaires appellent à la mise en place d’abris temporaires, de vivres, de soins médicaux et d’une réhabilitation urgente des écoles et habitations endommagées.
En attendant, les habitants de Kimpese continuent de subir les conséquences directes de la pluie du 7 janvier, dans l’espoir que leur situation soit enfin prise en compte de manière sérieuse et coordonnée. Cette crise met également en lumière la vulnérabilité des infrastructures et des populations face aux aléas climatiques extrêmes, soulignant l’urgence de renforcer les dispositifs de prévention et de gestion des catastrophes dans cette partie du Kongo Central.
Josué Muleli