L’annulation de la séance plénière prévue ce lundi 29 décembre 2025 à l’Assemblée provinciale du Kongo Central continue de susciter des réactions. Face aux accusations de sabotage relayées dans l’opinion après l’échec de cette séance, le rapporteur de l’organe délibérant, Billy N’tunga, a apporté des clarifications, rejetant toute interprétation allant dans ce sens.
Selon ses explications, la plénière n’a pas pu se tenir en raison de l’absence du quorum réglementaire. En dehors des membres du bureau, seuls 4 députés provinciaux étaient présents dans la salle des plénières, un effectif insuffisant pour l’ouverture régulière des travaux, conformément au règlement intérieur de l’Assemblée provinciale.

Billy N’tunga a tenu à préciser que l’ensemble des membres du bureau étaient présents, à l’exception du vice-président, empêché pour des raisons de santé. Pour le rapporteur, l’annulation de la séance relève exclusivement d’un impératif procédural et ne saurait être assimilée à une manœuvre visant à bloquer les activités parlementaires.
Dans le même registre, il a démenti les rumeurs faisant état de la tenue d’une plénière parallèle à l’hôtel Formoza. Il a qualifié ces informations de fausses, estimant qu’elles contribuent à alimenter la confusion autour du fonctionnement de l’institution.

Concernant le moratoire annoncé par le Chef de l’État sur la suspension des motions contre les gouverneurs et les membres des bureaux des assemblées provinciales, Billy N’tunga a indiqué que cette question ne figurait pas à l’ordre du jour de la plénière annulée. Il a néanmoins précisé que la commission Politique, Administrative et Juridique (PAJ) est saisie du dossier en vue de l’élaboration d’un texte qui sera soumis ultérieurement à l’examen de l’Assemblée provinciale.

Les matières initialement inscrites à l’ordre du jour pourraient être reprogrammées lors d’une prochaine séance plénière, sous réserve de la réunion des conditions requises, notamment la présence du quorum réglementaire. Par cette mise au point, le rapporteur de l’Assemblée provinciale a cherché à dissiper les spéculations entourant l’annulation de la plénière du 29 décembre, dans un contexte institutionnel marqué par une forte attention de l’opinion publique sur le fonctionnement des institutions provinciales.

NTEMO CD