Le concours national d’admission à l’Académie militaire a été officiellement lancé ce samedi 27 décembre 2025 à Matadi, chef-lieu de la province du Kongo Central, par le maire de la ville, Dominique Nkodia Mbete, dans un contexte sécuritaire national marqué par des défis persistants. Cette session de sélection a enregistré la participation de 140 candidats, dont 131 hommes et 9 femmes, toutes spécialités confondues.

Les épreuves se tiennent dans l’enceinte de l’école Vuvu Kieto, mobilisant des postulants issus de divers horizons, désireux d’intégrer l’une des principales institutions de formation des futurs officiers des Forces armées de la République Démocratique du Congo (FARDC). La mobilisation observée à Matadi traduit l’intérêt soutenu d’une partie de la jeunesse pour la carrière militaire, malgré les exigences liées à l’engagement sous les drapeaux.

Dans un pays confronté à des enjeux sécuritaires complexes, notamment dans ses régions orientales, le lancement de ce concours s’inscrit dans la dynamique nationale de renforcement des capacités de défense. Le processus vise à sélectionner des candidats répondant à des critères stricts, tant sur le plan intellectuel que physique et moral, afin de constituer un encadrement militaire qualifié.

La participation de neuf candidates féminines, bien que numériquement limitée, témoigne d’une évolution progressive de l’accès des femmes aux carrières militaires. Cette présence reflète une ouverture graduelle du recrutement à toutes les composantes de la société congolaise.

Les candidats seront soumis à une série d’évaluations destinées à apprécier leurs aptitudes globales. À l’issue du processus, seuls les profils jugés aptes seront admis à l’Académie militaire, où ils suivront une formation orientée vers la discipline, le professionnalisme et le sens du devoir.

À Matadi comme dans les autres centres concernés à travers le pays, le lancement de ce concours confirme la poursuite d’un recrutement militaire fondé sur le mérite, dans un environnement national où les questions de sécurité demeurent une priorité.

Josué Muleli