Les enseignants de la ville de Matadi (Kongo Central), membres de la Synergie des syndicats des enseignants de la République démocratique du Congo, ont exprimé leur profonde inquiétude et leur mécontentement face aux retards persistants dans le paiement de la prime provinciale d’appui à la gratuité de l’enseignement.

Réunis en assemblée générale, ils ont dénoncé la lenteur et ce qu’ils considèrent comme une mauvaise volonté du gouvernement provincial à honorer ses engagements financiers, malgré les fonds alloués par l’Assemblée provinciale.

Selon les informations recueillies, les enseignants subissent un retard de huit mois dans le versement de cette prime. Ils critiquent également la répartition des frais scolaires au niveau du secondaire, qu’ils jugent injuste et discriminatoire. Les nouvelles unités, particulièrement celles situées dans l’arrière-province et dans les écoles périphériques, figurent parmi les plus pénalisées, recevant un pourcentage minime des fonds disponibles, tandis que certaines associations de parents et syndicats bénéficient de parts jugées disproportionnées.
Dans un communiqué publié à l’issue de l’assemblée générale, les enseignants ont exigé :
Le versement immédiat des arriérés de la prime de gratuité.
Un contrôle strict de la traçabilité des fonds depuis mars par l’Assemblée provinciale.
La suppression des parts allouées aux associations de parents et aux syndicats, et la réduction des autres parts jugées interférentes.

Face à l’absence de solutions concrètes, les enseignants ont averti que des actions de grande envergure seraient entreprises pour faire valoir leurs droits et attirer l’attention des autorités provinciales.

Leurs revendications mettent en lumière les défis persistants dans la gestion des fonds destinés à la gratuité de l’enseignement et la nécessité d’une transparence accrue dans le versement des primes aux enseignants, acteurs essentiels du système éducatif congolais.
Exode Manonga