À Songololo (Kongo Central), la multiplication des vols à main armée pousse l’administration territoriale à prendre des mesures exceptionnelles. Dans un communiqué officiel, elle annonce la mise en jeu d’une prime de 500 dollars américains pour toute personne susceptible de fournir des informations fiables permettant d’identifier les auteurs de ces attaques.
Ces dernières semaines, plusieurs centres de santé ont été visés, notamment ceux de Minkelo, Nsona-Mpangu et le Centre Médical CECO/Kimpese. Les entreprises de ciment CIMKO et PPC ont également rapporté des intrusions et des vols. L’administration parle d’actes « barbares » et « inciviques » qui perturbent dangereusement le fonctionnement de services essentiels et ralentissent les efforts de développement local.

Face à cette situation, l’autorité territoriale appelle les habitants à une vigilance accrue et les encourage à dénoncer tout comportement suspect. Elle insiste sur le fait que la sécurité ne relève pas uniquement des services spécialisés : elle repose aussi sur la collaboration de la population.
La prime, financée par l’administration elle-même, est destinée à inciter les témoins ou détenteurs d’informations à contribuer aux enquêtes en cours. L’appel vise également les agents des services de sécurité, parfois cités dans certaines allégations locales, l’administration précisant que personne n’est exclu de l’obligation de signalement.

Dans ce communiqué référencé 5072/04/TS/KC/2025, les autorités rappellent que les vols enregistrés dans les structures sanitaires et les entreprises de Songololo ne sont pas de simples faits divers, mais des atteintes directes à la stabilité sociale du territoire. Chaque nouvel incident fragilise davantage l’accès aux soins, la sécurité économique et la confiance des habitants.
En attendant des résultats concrets des investigations, l’administration territoriale réaffirme sa volonté de mettre fin à cette série d’attaques à travers un partenariat renforcé entre services de sécurité et population. Songololo, déjà éprouvé par d’autres défis sociaux, espère ainsi freiner l’escalade de l’insécurité.
Josué Muleli