La cité de Kisantu, dans le territoire de Madimba (Kongo Central), a été le théâtre d’une nouvelle vague d’insécurité le lundi 17 novembre 2025. Entre 9 heures et 12 heures, des groupes de Kuluna identifiés sous les appellations « Chopicho » et « Américains » ont mené des attaques simultanées dans les quartiers Mfuki et Kimbondo, ciblant habitations, boutiques et cabines téléphoniques, sous le regard impuissant ou absent des services de l’ordre.
Selon les informations rapportées à NTEMO.CD par Frédéric Kabamba, habitant de Kisantu, les assaillants ont opéré en plein jour, semant la panique pendant plusieurs heures. Au quartier Mfuki, les avenues Bansundi, Bambata, Bamboma, Bantandu et Bandibu ont été touchées. Dans le quartier Kimbondo, les attaques ont visé les avenues Mansiala, Mandrandele, Mobutu, Ebeya et Basuki.
Toutes ces artères, situées derrière le terrain Mfuki, ont subi des actes de pillage, de vol et des destructions qualifiées de « méchantes » par plusieurs témoins.

Les dégâts matériels se multiplient : portes défoncées, marchandises emportées, cabines téléphoniques saccagées, maisons vandalisées. Les habitants, déjà fragilisés par une insécurité récurrente, disent vivre désormais dans une psychose générale, redoutant de nouvelles incursions.
Cette situation relance de vives interrogations sur la capacité des autorités locales à assurer la sécurité publique. Plusieurs résidents déplorent l’absence de la Police nationale congolaise lors de ces attaques qui ont pourtant duré près de trois heures.

Face à cette montée inquiétante des violences, les habitants de Kisantu appellent l’administrateur du territoire de Madimba à agir de manière concertée avec le ministre provincial de l’Intérieur, Jacques Mavakala, ainsi qu’avec la PNC et les FARDC, afin de rétablir l’ordre et mettre un terme aux exactions attribuées aux groupes « Chopicho » et « Américains ».
En attendant des mesures fermes, la population reste dans la crainte, espérant une réponse rapide pour empêcher la répétition de tels actes dans cette partie du Kongo Central.
Josué Muleli