Le président congolais Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo entend inscrire la protection des populations locales parmi les priorités du projet hydroélectrique Grand Inga. Cette exigence a été au centre d’une réunion interinstitutionnelle présidée jeudi 8 octobre 2026 à Kinshasa, en présence de la Première ministre Judith Suminwa Tuluka et du président de l’Assemblée nationale, Aimé Boji Sangara, consacrée à la structuration de ce mégaprojet aux ambitions continentales.

Devant les membres du Conseil stratégique de l’Agence pour le développement du projet Grand Inga (ADPI), le chef de l’État a donné des orientations sur la conduite du projet, en soulignant la nécessité de préserver les intérêts des communautés locales. L’enjeu consiste à faire avancer les ambitions énergétiques du pays sans que les conditions de vie des populations concernées en paient le prix.

Avec une capacité de production visée de 40.000 MW, Grand Inga figure parmi les projets hydroélectriques les plus ambitieux envisagés en Afrique. Un potentiel de huit millions d’emplois est également annoncé, plaçant les retombées économiques et sociales au cœur des attentes suscitées par cette initiative. Ces chiffres correspondent toutefois à des objectifs annoncés, et non à des résultats déjà acquis.

Pour la République démocratique du Congo, l’enjeu dépasse la seule augmentation de la production électrique. Il s’agit aussi de mobiliser le potentiel énergétique du fleuve Congo au service de la croissance, de l’industrialisation et de l’emploi, tout en prenant en compte les réalités des communautés établies dans la zone concernée.

La concrétisation de ces ambitions dépendra donc autant de la capacité à faire avancer le projet que de ses retombées effectives pour le pays et ses populations. Entre puissance énergétique, perspectives d’emploi et protection des communautés locales, Grand Inga concentre désormais plusieurs des enjeux majeurs du développement congolais.

NTEMO CD
